
J’ai été victime d’une arnaque aux cryptomonnaies est malheureusement une phrase que de plus en plus de personnes prononcent après avoir perdu de l’argent sur des plateformes d’investissement frauduleuses. C’est une situation douloureuse, frustrante et pleine d’incertitudes, surtout au moment de préparer la déclaration d’impôt sur le revenu.
La bonne nouvelle est que la législation fiscale espagnole prévoit certains cas dans lesquels cette perte peut avoir des conséquences fiscales. La mauvaise nouvelle est que ce n’est pas toujours simple : tout dépendra de l’identification ou non de l’escroc, du dépôt d’une plainte et du moment où la perte s’est produite.
Que dit la loi au sujet des arnaques aux cryptomonnaies ?
La loi relative à l’impôt sur le revenu des personnes physiques et la doctrine administrative la plus récente (avec des décisions allant jusqu’en 2026) reconnaissent que l’argent perdu dans une arnaque à l’investissement peut être déclaré comme une perte dans la déclaration d’impôt sur le revenu. Mais cela est soumis à des conditions importantes qui dépendent d’un facteur essentiel : sait-on qui est l’escroc ?
Le facteur clé : connaissez-vous l’escroc ?
Cas 1 : Vous ne savez pas qui vous a escroqué
C’est le cas le plus fréquent dans les arnaques aux cryptomonnaies. Une plateforme d’investissement en ligne promet des rendements élevés, semble sérieuse, puis disparaît avec votre argent. Vous ne savez pas qui se cache derrière. Les responsables sont anonymes.
Dans ce cas, la loi permet de déclarer la perte au cours de l’année où l’arnaque s’est produite. Il n’est pas nécessaire d’attendre une procédure judiciaire. Ce dont vous avez besoin, en revanche, c’est :
- Avoir déposé une plainte auprès de la Police nationale ou de la Guardia Civil.
- Conserver tous les justificatifs : virements, captures d’écran de la plateforme, courriels, registres de votre portefeuille numérique.
- Pouvoir prouver le montant exact perdu.
Important : le dépôt d’une plainte n’est pas une formalité facultative. Il est indispensable. Sans cela, l’Administration fiscale peut refuser la prise en compte de la perte faute de justification.
Cas 2 : Vous savez qui est responsable.
Si l’escroc est identifié (avec un nom, une société, une adresse) la situation est plus complexe. La loi considère que, dans ce cas, vous disposez encore d’un droit légal de réclamer cette somme. Et tant que ce droit existe, vous ne pouvez pas déclarer la perte.
Pour pouvoir déclarer la perte, vous devrez suivre un parcours plus long nécessitant des démarches judiciaires concrètes. Ce n’est pas la voie la plus rapide, mais c’est celle prévue par la loi.
La plainte pénale ne suffit-elle pas ?
C’est l’une des erreurs les plus fréquentes. Beaucoup de personnes pensent qu’avoir déposé une plainte pénale suffit pour pouvoir déclarer la perte l’année suivante. Ce n’est pas le cas.
La plainte pénale sert à permettre à l’État d’enquêter et de sanctionner le délinquant. Mais la législation fiscale exige quelque chose de plus spécifique pour pouvoir déclarer la perte, et une plainte pénale seule ne remplit pas cette condition.
En résumé : déposez toujours une plainte, car elle est nécessaire. Mais ce n’est pas la seule étape.
¡ Attention aux arnaques de récupération !
Il existe un type de fraude particulièrement cruel qui vise les victimes d’arnaques à l’investissement : les arnaques dites de récupération.
Elles fonctionnent ainsi : quelqu’un vous contacte, en se faisant passer pour un avocat, une société de récupération d’actifs ou même un tribunal et vous dit que votre argent a été localisé et que, pour le récupérer, il vous suffit de payer certains frais à l’avance. Le document qu’on vous envoie semble officiel. Le cachet paraît réel. Tout semble légitime. Ça ne l’est pas.
Avant d’effectuer tout paiement supplémentaire ou de transmettre de nouveaux documents personnels, il convient de vérifier soigneusement qui se trouve derrière la communication. Les victimes d’une première arnaque sont souvent particulièrement vulnérables à ce type de fraude ultérieure.
Conclusion : chaque cas doit être analysé avant de déclarer la perte
Chaque situation est différente et les détails sont très importants. Une plateforme anonyme qui disparaît avec l’argent n’est pas comparable à une personne ou une société identifiée contre laquelle un droit légal de réclamation peut encore exister.
Si vous avez perdu de l’argent dans un investissement en cryptomonnaies et que vous ne savez pas comment cela affecte votre déclaration d’impôt sur le revenu, contactez-nous.
Chez Temple Cambria, nous analyserons votre cas concret et vous guiderons étape par étape.
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ÁLVARO MORALES SOUSA
ASSOCIÉ – AVOCAT
REPRÉSENTANT EN DOUANE
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